Parce que tout ira mieux

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« Même si la nuit est longue le jour se lève toujours. » une des phrases qui mène ma vie et qui me tire vers le haut à chaque coup dur et qui est inscrite sur mon mur depuis quelques années déjà.

Rien ne dure. Ni les mauvaises choses ni les bonnes choses. Les bonnes choses s’entretiennent et se modulent. Les mauvaises choses se réparent et se suppriment. Tout s’en va, tout revient s’en arrêt et ainsi de suite. Tout dépend si on le voit comme un cercle vicieux ou vertueux. On a tendance à se focaliser sur ce qui ne va pas et à dire que les mauvaises choses reviennent toujours. Mais et si tu essayais de retourner ça? Mets ta tête à l’envers ! (Le fais pas physiquement, t’as l’air bête :P) : dis toi que ce sont les bonnes choses qui reviennent. C’est ça la vie mon poulet. « S’il n’y avait pas de bas dans la vie, comment serions nous que nous sommes heureux? » Voilà un petit schéma :

schéma cercles vertueux vicieux

En soit c’est la même chose, mais la façon dont on voit et prend la chose change tout !

Tu sais, « il ne faut surtout pas te laisser aller. C’est dix fois plus long de se reconstruire que de s’écrouler« . Et c’est tellement vrai ! J’te jure ! Bien sûr se lamenter un peu, pleurer un bon coup et jurer sur toute la Terre entière est parfois nécessaire pour se « reposer » un peu – il est fatiguant de se battre en continu – mais il faut faire ça en tant que pause.

Ça va aller. Ça prend du temps mais ça va aller. Ne regarde pas trop en arrière ou bien là où tu en es car tu ne te verras pas avancer. Jette un furtif coup d’œil en arrière une fois par an et vois tous les pas que tu as fait ! C’est ça la fierté. C’est ça la réussite.

Tu sais le cerveau est une machine. Imagine ton cerveau comme ton T9. Oui oui. Quand tu écris souvent les mêmes mots, ton T9 les ressortira automatiquement par déduction dès le début d’une phrase lambda. Cette phrase c’est comme un coup dur lambda de la vie. Et hop ! Si tu habitues ton cerveau à détester ta vie, les gens et toi-même, il te le ressortira aussitôt à chaque fois ! Et hop ! Le message sera envoyé avec un mot remplaçant celui que tu voulais écrire :O  du coup tu aimerais te battre mais il te fait déprimer et te laisse glisser au fond du trou. Le cerveau s’habitue à ton attitude. C’est un mécanisme.

C’est très imagé et extrêmement simplifié, mais c’est le but. Pour que ce soit le plus clair possible. Le corps fonctionne pareil d’ailleurs. Quand tu habitues ton corps à faire du sport ou à manger très mal par exemple. Ensuite il créera un besoin, voire une addiction. Mais il est toujours temps de l’habituer à autre chose.

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Coin Lecture #4

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Hellooooo !

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Je reviens vous parler bouquinerie !

Je me suis lancée dans une petite aventure bilingue et j’ai commencé par Vingt-quatre heures de la vie d’une femme (Vierundzwanzig Stunden aus dem Leben einer Frau) de l’auteur autrichien Stefan Zweig.

C’est l’histoire de Mrs C., une vieille dame Anglaise qui, après un événement inattendu dans son voisinage, décide de confier une anecdote qui a bouleversé sa vie à un homme qu’elle considère comme assez intelligent et bon pour l’écouter avec respect et empathie.

Ce livre est bourré de compassion, ce qui me touche  je dois dire. On aime, on a envie de comprendre chaque individu de l’aventure aussi différents soient ils. Ce sont des sentiments et des réactions fortes qui nous sont racontés là; lorsqu’on lit, on ressent. Et c’est ça qui plonge le lecteur à chaque ligne un peu plus profondément dans l’intrigue. On en ressort alors à la fin rempli de questionnements et de réflexions sur nos choix de vie et sur notre parcours.

Je l’ai lu assez rapidement dans les deux langues, il est vraiment agréable à lire. J’aime vraiment ces histoires où les personnages sont emplis d’émotions et de sentiments très personnels ! Je trouve que ça rend le livre poignant et le personnage en question très attachant; de plus c’est intéressant puisque nous sommes forcés d’analyser la personne et faire des liens avec notre propre histoire ou quelques anecdotes, ou même des ressentis que l’on a déjà plus ou moins eu. En effet, on trouve toujours quelques petites similitudes entre l’histoire fictive et la réalité. Il est vrai qu’un événement, un jour ou même quelques heures suffisent à changer une vie, une personne. Et c’est là la magie ou la fatalité de la vie; à la fois fascinant et effrayant.

C’est peut-être bête et « catégorisant », mais j’apprécie toujours beaucoup lorsqu’un  écrivain-homme se met dans la peau d’un protagoniste féminin. Je trouve ça assez admirable, parce qu’on a tendance à entendre dire et à dire soi-même que les hommes et les femmes sont différents au point de ne pas se comprendre, notamment au niveau des sentiments, des sensations, des émotions… Du coup est-ce faux? Est-ce que ce n’est qu’un jeu des garçons ou une mauvaise foi de leur part? Est-ce qu’ils comprennent finalement les femmes? Est-ce qu’au fond nous sommes, hommes comme femmes, totalement similaires? Ou bien ce sont ces écrivains qui sont épatants? Non, vraiment je trouve ça toujours relativement fou ^^

Je vous laisse avec quelques citations frappantes de ce charmant bouquin :

« Ceux qui tombent entraînent souvent dans leur chute ceux qui se portent à leur secours. »

« J’ai personnellement plus de plaisir à comprendre les hommes qu’à les juger. »

« Quiconque se redressait ainsi […] s’en allait désormais n’importe où, pourvu que ce soit hors de cette vie. »

« Vieillir n’est au fond pas autre chose que n’avoir plus peur de son passé. »

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