Coin Lecture #4

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Hellooooo !

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Je reviens vous parler bouquinerie !

Je me suis lancée dans une petite aventure bilingue et j’ai commencé par Vingt-quatre heures de la vie d’une femme (Vierundzwanzig Stunden aus dem Leben einer Frau) de l’auteur autrichien Stefan Zweig.

C’est l’histoire de Mrs C., une vieille dame Anglaise qui, après un événement inattendu dans son voisinage, décide de confier une anecdote qui a bouleversé sa vie à un homme qu’elle considère comme assez intelligent et bon pour l’écouter avec respect et empathie.

Ce livre est bourré de compassion, ce qui me touche  je dois dire. On aime, on a envie de comprendre chaque individu de l’aventure aussi différents soient ils. Ce sont des sentiments et des réactions fortes qui nous sont racontés là; lorsqu’on lit, on ressent. Et c’est ça qui plonge le lecteur à chaque ligne un peu plus profondément dans l’intrigue. On en ressort alors à la fin rempli de questionnements et de réflexions sur nos choix de vie et sur notre parcours.

Je l’ai lu assez rapidement dans les deux langues, il est vraiment agréable à lire. J’aime vraiment ces histoires où les personnages sont emplis d’émotions et de sentiments très personnels ! Je trouve que ça rend le livre poignant et le personnage en question très attachant; de plus c’est intéressant puisque nous sommes forcés d’analyser la personne et faire des liens avec notre propre histoire ou quelques anecdotes, ou même des ressentis que l’on a déjà plus ou moins eu. En effet, on trouve toujours quelques petites similitudes entre l’histoire fictive et la réalité. Il est vrai qu’un événement, un jour ou même quelques heures suffisent à changer une vie, une personne. Et c’est là la magie ou la fatalité de la vie; à la fois fascinant et effrayant.

C’est peut-être bête et « catégorisant », mais j’apprécie toujours beaucoup lorsqu’un  écrivain-homme se met dans la peau d’un protagoniste féminin. Je trouve ça assez admirable, parce qu’on a tendance à entendre dire et à dire soi-même que les hommes et les femmes sont différents au point de ne pas se comprendre, notamment au niveau des sentiments, des sensations, des émotions… Du coup est-ce faux? Est-ce que ce n’est qu’un jeu des garçons ou une mauvaise foi de leur part? Est-ce qu’ils comprennent finalement les femmes? Est-ce qu’au fond nous sommes, hommes comme femmes, totalement similaires? Ou bien ce sont ces écrivains qui sont épatants? Non, vraiment je trouve ça toujours relativement fou ^^

Je vous laisse avec quelques citations frappantes de ce charmant bouquin :

« Ceux qui tombent entraînent souvent dans leur chute ceux qui se portent à leur secours. »

« J’ai personnellement plus de plaisir à comprendre les hommes qu’à les juger. »

« Quiconque se redressait ainsi […] s’en allait désormais n’importe où, pourvu que ce soit hors de cette vie. »

« Vieillir n’est au fond pas autre chose que n’avoir plus peur de son passé. »

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