Les mots qui te parlent #14 – N : Névrose

Névrose : « Affection nerveuse, caractérisée par des troubles émotionnels et affectifs, qui n’altère pas les fonctions intellectuelles. »

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Nous sommes tous névrosés. Nous sommes défectueux – tout le délice de l’imperfection réside dans la névrose – Ce sont les troubles psychologiques ou psychiques qui nous empêchent et qui nous freinent.

On aimerait parfois se blottir tout au fond de soi; être à l’intérieur de la plus pure obscurité, redevenir embryon pour se calmer et être à nouveau « ex nihilo ». Respirer cloîtrés en restant loin de ce monde infâme qui nous fait croire que nous sommes nous et puis que nous changeons, que nous nous perdons et puis on ne sait plus. Oublier cette dimension qui paraît belle et lumineuse, pour l’obscure et chaleureux confort d’où l’on vient et dont on ne se souvient pas lorsque nous atterrissons violemment en milieu hostile, où le bien être est nature mais qui pourtant reste une perpétuelle quête.

La névrose est une perturbation qui permet l’éternel conflit intérieur. Nous naissons malades, mais cela reste bénin, il me semble. Comme si nous étions déformés de la tête mais que nous marchions et parlions parfaitement. Le névrosé rit, sourit et connaît bien sûr la joie, car la névrose n’est qu’une infime partie d’un être. Elle est juste là, comme ça; c’est une petite part de noirceur qui fait surface parfois pour nous dire « eh! Je suis là. » mais on ne lui en veut pas. On aimerait qu’elle ne soit pas là, mais au fond on apprend à la connaître et puis on se dit qu’elle est nous alors tout va bien.

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Lettre à Névrose

Petite névrose, tu tirailles mon cœur et mes tripes,

Je ne t’aime pas particulièrement, mais je t’anticipe.

Je sais que tu es là, c’est indéniable.

Mais si je suis heureuse alors c’est accordable.

Mais dit moi :

Quelle idée de donner naissance à de nouveaux naufragés. Nous errons dans la vie, comme ça, jetés à la mer et on nous fait croire que c’est une chance. Pire pour les naufragés défectueux comme moi. On se casse en morceaux. On se casse les dents et les os. On a mal mais on croit que ça va passer, mais tout le corps fait mal, et tout l’intérieur. Chaque succès est une consolation pour nous faire croire que l’échec est passager. Mais on prend le problème à l’envers. Qu’est-ce que le cerveau est retourné! Même nos yeux nous font défaut. La bouche nouée et le cœur en vrac. On continue d’errer parce qu’on est perdu et qu’on ne sait plus. Qu’on n’a jamais su. Et qu’on en prend conscience avec le temps. On croit savoir alors qu’on ne sait pas, alors on tombe même si on était déjà au sol. On croit flotter jusqu’à ce que nos pieds retrouvent le toucher

Merci névrose, je sais que je peux te parler. Me voilà libérer pour quelques temps. Je ne t’embrasse pas, mais je te dis à bientôt.

 

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Les mots qui te parlent #13 – M : Manipulation

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Manipulation : « Action d’orienter la conduite de quelqu’un, d’un groupe dans le sens qu’on désire et sans qu’ils s’en rendent compte. »

Le manipulateur jouit et se distrait de ses actes. Il sait repérer les failles et faiblesses d’autrui. Il fait tout dans son intérêt en faisant croire que c’est pour le bien de sa proie. Et lorsqu’il se sent en danger il se positionne en état de victime et a souvent des réactions disproportionnées. -Les larmes de crocodiles et les belles paroles, vous savez. Ah! et puis les « excuses » – 

Il aime se sentir supérieur et important; c’est donc en se rendant indispensable à la personne qu’il peut exercer son mal comme il l’entend. Il n’oublie jamais de « caresser sa proie dans le sens du poil » en lui montrant un soit-disant amour ou une soit-disant affection. Cela lui permet d’argumenter et de se défendre au cas où soupçons il y a.

Parfois il peut même « avouer » ses défauts pour appuyer son semblant d’innocence. Mais en général il est extrêmement fort pour retourner la situation en sa faveur, dans le but de renvoyer la faute sur sa proie et ainsi la faire culpabiliser et la faire se remettre en question. Il aime faire douter cette dernière afin qu’elle se perde dans ses questionnements et soit beaucoup plus déroutée, faible, manipulable…

Il arrive que l’on se sent assez fort pour ne pas se faire avoir, mais certains manipulateurs sont redoutables par leur persuasion et grâce à toute l’affection et l’aide qu’ils s’efforcent de nous donner. Restons toujours vigilant. -Mais évitez tout de même la paranoïa – 

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Dans le tombeau de la médiocrité, on y voit tant de cœurs acerbes.

Dans les tréfonds de l’humanité, on y trouve toute sorte de mauvaises herbes.

L’illusion est parfaite et les failles si méticuleusement camouflées.

Il est là le labyrinthe de la pensée, là où nous nous faisons manipuler.

Nous y perdons notre naissance et toute trace de fierté.

Nous nous accrochons au démon de la perversité,

Qui nous apparaît en un ange au visage flouté, aux mains gantées.

Où est l’entrée? Où dois-je sortir? Suis-je prisonnière de moi-même ou de la calamité?

On me punie de mon bonheur, et on m’arrache à ce qu’on m’offre.

Où est le sens de ma vérité? Quelle vérité? Où est la clef de ce maudit coffre,

Qui me tient enfermée au fond de ce qui me semblait juste?

Ai-je toujours été ainsi ou suis-je devenue ce repoussant locuste?

Ai-je tout raté? Suis-je mal née? M’a-t-on ratée? Suis-je névrosée?

Tout m’échappe malgré moi et contre moi, alors que je m’étais apaisée.

Mais… qui est cet ange aux doigts crochus qui par la main me caressait?

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Les mots qui te parlent #12 – L : Liberté

 

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Liberté : « Possibilité d’agir selon ses propres choix sans avoir à en référer à une autorité quelconque. »

Il y a de nombreuses définitions de la liberté et de multiples façons de la voir. Autrement dit, chacun a sa propre définition.

Ici, j’ai envie de parler de l’une de mes façons de la voir, c’est-à-dire que selon moi, être libre c’est, comme indiqué ci-dessus, faire ce que l’on veut quand on veut comme on veut sans contrainte ni barrière. Il est parfois dit que nous nous créons nos propres limites et que tout est dans la tête. Je pense que c’est à la fois vrai et faux. Je m’explique. Je pense que l’on démarre avant tout avec ce que l’on a – certains ont beaucoup, d’autres peu – et que l’on se sert de cela pour obtenir ce que l’on désire et devenir libre avec le temps. Et justement, du temps il en faut en fonction de ce que l’on a de base. Il faut des outils pour posséder la liberté (quelle antithèse!)

En effet, il faut se battre pour sa liberté lorsque l’on a pas vraiment de moyens mais nous savons malgré tout que nous dépendons toujours de quelque chose, à commencer par le système. – sauf cas à part bien entendu –

Ne trouvez-vous pas ce mot très contradictoire? Par exemple, nous pouvons être libre d’avoir peur, mais la peur est une contrainte donc est susceptible d’empêcher d’être libre. C’est un peu un mot utopique. Il est beau et veut dire tellement de choses. S’accrocher à une quelconque chose ou à un être est d’une certaine façon une perte de liberté, comme si nous nous enchaînions… Une fois de plus tout dépend de quelle liberté nous parlons et de comment nous la voyons. Je trouve cela très intéressant en tout cas et c’est un mot qui me parle beaucoup!

Liberté chérie, douce mélodie, princesse de l’esprit!

Espoir et rage de vaincre, aucun répit!

Tu es tout et tu n’es rien, et insaisissable tu me tends la main.

Tant de formes chimériques dans la finesse de l’être humain!

Telle la solitude, nous te ressentons, te voulons, te craignons.

Si tu étais de chaire et d’os, on te peignerait sur chaque toile, sur chaque bateau!

On t’égalerait à la déesse aux milles éclats, à la peau douce et à la voix heureuse,

Rayonnante comme un amas de pierres précieuses

Mais personne ne te possède.

Comment détenir la liberté? L’émancipation la plus libre qui soit…

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Les mots qui te parlent #11 – H : Honnêteté

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Bien le bonjour petit monde!

N’ayant pas trouvé de mot intéressant à aborder en « k », j’ai décidé de reprendre un mot en « h » qui n’est autre que honnêteté.

Honnêteté : Qualité de quelqu’un qui est de bonne foi, qui est loyal.

Selon moi, l’honnêteté est une vertu qui rejoint l’honneur, et je pense que c’est quelque chose d’important car cela se fait de plus en plus rare. En effet, nul besoin de préciser que nous sommes gouvernés par des gens malhonnêtes; ce qui fait de nous des gens malhonnêtes, car inconsciemment ils ont une influence sur nous et nous donnent l’exemple « à suivre ». En revanche, si nous nous considérons comme assez intelligents pour nous défaire de cela et essayer de nous construire et nous baser sur nos propres valeurs et principes, nous nous heurtons de plein fouet à la malhonnêteté sous toutes ses formes – lâcheté, mensonges, tromperies, abandons, etc – Ainsi, il faut être fortement accroché à ce que nous estimons d’important.

Nous nous construisons tous sur nos valeurs, alors autant qu’elles soient honorables.

Je considère que ne pas être honnête empire les choses que nous fuyons et nous rend misérables.

Lorsqu’il y a un manque d’honnêteté, il y a un manque de respect et de bienveillance, ce qui engendre un manque de compréhension chez la personne qui la subit. Et c’est un problème. Car cette dernière se remet en question et peut douter d’elle-même, alors que ce devrait nettement être le déloyal.

Le vilain crache à la face du monde, crache sur son propre dos,

Frappe du point les poupées de cristal qui se tordent de douleur.

On frappe à ma porte mais on brise ma vitre pour me faire peur;

On me sert la main mais elle est poisseuse et me fait froid dans le dos.

On me dit des merveilles lorsqu’on me coupe en morceaux!

La tête me tourne et je vois gris alors que tout me paraissait si beau.

Pauvre de moi lorsque mon cœur a froid et qu’on me le taille au couteau!

Ni le rire ni les larmes n’osent se prononcer face aux bourreaux,

Qui m’offrent la douceur des rêves en me les rendant en petits copeaux.

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Les mots qui te parlent #10 – J : Je-m’en-foutisme

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Je-m’en-foutisme : « Attitude de quelqu’un qui manifeste une indifférence totale à l’égard des événements. »

Le je-m’en-foustiste, à proprement parler, est mauvais pour lui autant que pour autrui, car est aveugle et n’apprend rien de ses expériences puisqu’il ne veut rien savoir. Il fuit. Le je-m’en-foutiste, en ce qui le concerne lui, est en système d’auto-défense.

Comment considérer la vie comme un jeu lorsque les émotions et sentiments sont beaucoup trop forts? Ainsi, l’esprit doit se protéger et devient neutre. Fermer les yeux pour apaiser le cœur. Le but étant de faire abstraction de la douleurAttention, je ne dis pas que c’est une solution ou même quelque chose de bien, je parle juste d’un état d’esprit qui m’est arrivé durant mon adolescence. La souffrance est telle qu’on apprend à bloquer tout sentiment, car nous sommes incapable de gérer toute cette perte de contrôle. S’en suit la dégradation du bonheur car tout sentiment s’atténue et se bloque, ainsi nous devenons morne et vide.

Hors, j’ai appris que je m’enlevais la vie en me supprimant mes émotions.

Maintenant, je me demande si, utiliser une part de cet état à bon escient, ne serait pas bénéfique. Par exemple lorsqu’un événement douloureux ou une situation insupportable se présente, devenir je-m’en-foutiste, pourrait peut-être permettre de passer outre et d’oublier vite.

« Tout ce qui ne tue pas me rend plus fort ». C’était une connerie. (…) Au quotidien la souffrance n’endurcit pas. Elle use. Fragilise. Affaiblit. L’âme humaine n’est pas un cuir qui se tanne avec les épreuves. C’est une membrane sensible, vibrante, délicate. (…) » C’est sur ces mots de J.C  Grangé, dans Le Passager, que je me permets de me justifier; ou du moins de me faire comprendre.

Lorsque le cœur est juste, il s’attriste

Car tout autour de lui, des gens sinistres.

Des événements, des choses tristes.

La logique n’a aucun sens, ainsi

Je me perd et la douleur se lance.

Fermer les yeux juste un petit peu,

Pour fuir la folie qui menace

Les sentiments brûlant par le feu.

Bah oui.. La vie, l’amour me chassent.

La peur, la joie, l’espoir,

Tout se lie au mal et me fait souffrir.

S’il-vous-plaît, un moment de répit

Pour me remontrer comment rire.

Accepter les tourments et respirer pleinement.

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N’hésite pas à me donner ton avis sur le sujet!

Les mots qui te parlent #9 – I : Imperfection

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« Je tiens à mon imperfection comme à ma raison d’être. » – Anatole France

Tout d’abord, il me semble important de préciser que l’être humain est imperfection. Tout être vivant est imperfection et la Terre elle-même est imperfection. Comment pourrions-nous tous tenir sur une Terre parfaite? Comment pourrions-nous survivre en étant tous parfaits?

Nos imperfections font ce que nous sommes et d’un certain côté nous sommes jugés selon elles. Bien sûr, nous ne sommes pas que défauts mais aussi qualités. Ce simple mélange fait notre personnalité et c’est ce qui créer nos affinités et nos antagonismes – ce qui fait, donc, le tris dans nos relations.

Nous luttons souvent contre nos défauts en les cachant. Mais selon moi, les cacher ne fait que les accentuer ou se mentir à soi-même. Je pense que notre seul but est de les atténuer – si trop imposants ils sont – De plus, nous devons nous accepter tout entier afin d’être en harmonie avec soi-même, car seuls nous, pouvons le faire; nous nous construisons nous-même et nous nous façonnons de la manière dont nous le souhaitons. Ainsi, valorisons nos qualités et acceptons nos défauts – au cas contraire nous nous rendons malheureux puisque nous nous mentons – puisqu’ils sont beaux. Nous sommes beaux tels que nous sommes. Un défaut, une imperfection ne doit pas être une faiblesse, mais seulement une partie de nous.

Dans une société qui prône la beauté, la perfection et qui n’accepte pas le moindre faux pas, il est essentiel de savoir qu’il n’y a pas de normes ou de critères tels qu’on veut nous le faire croire. La perfection, si elle existe, est vide et n’a aucun charme, elle n’est en rien attirante. Et les personnes vous rejetant pour vos défauts ne sont pas dignes de vous et ne le serons jamais pour personne.

Sans faille, point de force!

Le temps et les mœurs

évoluent, se renforcent, se désamorcent.

L’affamé d’élévation est un être de sagesse,

Mais l’obsessionnel au parfait n’a de cesse

De se meurtrir l’esprit

De mensonges et de paraître futiles.

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« Le bonheur n’est pas dans la recherche de la perfection, mais dans la tolérance de l’imperfection « Yanice Bellik

Les mots qui te parlent #8 -H : Harcèlement

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Le harcèlement : Actes ou propos tenus à l’encontre d’une personne dans le but de la détruire psychologiquement et/ou physiquement.

Le harcèlement. Dure réalité. Beaucoup trop fréquent. Pas assez évoqué.

En famille, au travail, en milieu scolaire ou sur internet, le harcèlement moral (ou physique) est partout et sous plusieurs formes.

Le harceleur est une personne qui pourrit avant même de mourir. Ce sont des monstres et des briseurs de vie. Certains sont conscients de leurs actes, d’autres pas… Dans tous les cas, c’est quelque chose d’inacceptable et qu’il faut absolument rejeter. C’est un combat qu’il faut gagner. C’est le moment de déployer ses forces, aussi infimes qu’elles soient, pour repousser le harcèlement et punir le bourreau.

Haine, insultes, cris, rire obscène, rabaissement, maltraitance, moqueries, tous les moyens sont bons pour vous mettre plus bas que terre et vous faire perdre le goût de vivre. Le harceleur a toujours cette tendance à, en plus, vous faire culpabiliser et vous faire croire que tout est de votre faute. Bien évidemment c’est faux. Mais on n’en est pas forcément conscient lorsque l’on vit ce genre de choses.

Il faut savoir en parler dès le début aux personnes qui sauront vous aider. Il faut également montrer dès le démarrage que l’on ne se laisse pas faire. Comme chez les animaux vivant en groupe, il faut montrer qui est le plus fort et montrer que l’on est pas abattu, même si tout paraît s’écrouler autour de vous et même si cela paraît vain, il ne faut pas cesser de se battre et de repousser la pourriture. « Un samouraï doit toujours montrer qu’il est rassasié même s’il meurt de faim » disait Mineko Iwasaki, dans « Ma Vie de Geisha ». Ainsi, il faut toujours montrer que l’on est fort et que cela ne nous atteint pas et faire en sorte que cette personne soit signalée et punie pour qu’elle ne recommence pas, même si on se sent démuni et fatigué.

Il faudrait également que des campagnes et personnes aient le rôle de prévenir en masse les risques du harcèlement dans les lieux publics comme privés, et les conséquences que cela peut avoir autant sur la victime que sur le harceleur. On n’en parle vraiment pas assez et ainsi certaines personnes pensent que c’est normal, aussi aberrant soit il, et ne craignent pas les peines encourues  puisqu’elles ne les connaissent pas.

Il n’y a pas d’âge pour se faire harceler. Chaque personne est une potentielle victime, c’est pour cela qu’on ne peut pas rester dans l’ombre à se morfondre et à se laisser faire.

Putréfaction du cœur, vas donc périr loin des heureux!

Dégoût de la terre, détruis donc ton faciès affreux!

Haineux et fiévreux, comme cela s’éteindra ton honneur,

Qui plus bas que terre crèvera,  misérable horreur!

Plus fort que tout je t’écraserai sous le poids de mes mains.

L’abominable hargneux ne va jamais très loin.

Tu empestes la honte aigre et venimeuse!

Mais à la fin, sale turpide, c’est moi la plus heureuse.

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Les mots qui te parlent #7 – G: Gentillesse

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La gentillesse est quelque chose de beau et semble pure mais est pourtant si controversée.

Quelqu’un de profondément gentil attire l’admiration comment peut-il/elle être aussi beau/belle intérieurement dans un monde si dur? -Est-ce faux? Est-ce surjoué? Est-ce honnête et sincère?

Beaucoup fuient les personnes gentilles par méfiance, ainsi ces dernières souffrent ou décident de rentrer dans le moule en prônant l’individualisme et l’égocentrisme. Et ainsi disparaissent peu à peu les êtres bons.

Pourquoi être gentil? Pour la vie en communauté? Pour son propre moral? Pour arriver à ses fins? L’homme est-il bon de nature ou apprend-il à être gentil? En tout cas, l’Homme est affectueux souvent lorsqu’il attend un retour précis. Alors profitons de l’affection qui nous est donnée et soyons bon le plus sincèrement possible, parce que c’est beau. Parce que ça fait du bien malgré tout, et parce que l’on veut de l’authenticité et non de la comédie ou de la tromperie.

Gentillesse, admirée faiblesse,

Que l’on a en soi, tout au fond de soi,

Que l’on aime offrir par des tours de magie,

Parce que ça les fait sourire et nous fait sourire!

Parce que ça fait boom dedans!

C’est le médicament du temps,

Lorsque les jolies pensées reviennent,

Et apaisent les petites et lourdes peines.

Personne gentille devient modèle,

Et par transmission la vie est belle!

Je n’aime que la gentillesse;

De part en part elle transperce ,

Et enivre le destinataire!

Et fait respirer la terre et l’univers!

Mais lorsque mensonge se mêle…

Un fort goût de sel,

Au bout de la langue et dans le cœur,

Tout devient gris, hostile et fait peur…

Affront à la beauté!

Qui nourrit l’espoir balayé,

Des personnes prêtes à payer

la gentillesse par la souffrance. 

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Les mots qui te parlent #4 – D : Dépassement

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Salutations jeunes gens! Aujourd’hui, j’ai envie de vous parler du dépassement de soi.

Dépassement de soi : « compétition dans laquelle le seul adversaire à affronter est soi-même, ses propres limites. »

Selon moi, ce dépassement est quelque chose d’essentiel à la fois pour se connaître soi-même et pour s’améliorer sans cesse en tant qu’être humain. En effet, que ce soit physiquement, mentalement ou bien manuellement, apprendre et se perfectionner dans un domaine enrichit énormément la personne que l’on est ou celle que l’on souhaite devenir.

Autodisciple, dans l’une de ses instructives vidéos, parle de « Mastery » l’oeuvre de  George Leonard où il explique que dans chaque moment de progrès une phase de stagnation suit, et que cette phase est importante dans l’évolution; il dit également que c’est lors de cette période que les gens ont tendance à baisser les bras car ils pensent avoir atteint leurs limites, hors comme dit précédemment, ce n’est qu’une phase essentielle qui fait partie du développement.

Ainsi, j’en déduis que la stagnation est le chemin qui aboutit au « pique de progrès », que l’on peut considérer comme l’arrivée, et que la prochaine stagnation est la continuation de l’apprentissage afin d’atteindre la prochaine croissance, et ainsi de suite.

Pas besoin d’objectif concret si le progrès est le seul aboutissement souhaité.

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Cette roche n’est que granit. Si on l’étreint de tout son bloc, on s’y fracasse le crâne, mais si on l’approche grain par grain l’obstacle devient tout à fait moindre. Le chemin est long, parfois épuisant, mais on observe les kilomètres parcourus seulement lorsque l’on se retourne du haut de la colline où nous nous sommes perchés. Le chemin semble beaucoup moins long lorsque le regard reste fixe vers l’horizon; la faiblesse est la curiosité qui pousse à regarder en arrière sans arrêt -erreur qui nous fait croire que la distance reste la même malgré tous les efforts.- Il faut ainsi miser sur le long terme sans se poser de question. Juste avancer, c’est tout.

La vaste plaine semble infinie vue d’ici.

Je m’y risque quand même, il en est de ma vie.

Soudain la surface que mes pieds effleurent,

Devient aride telle la braise du soleil sur ma sueur.

Ignorer la douleur de mes nerfs à vif,

La lumière du lointain brûle mes yeux attentifs!

Mais courir sans jambe ni yeux à présent,

Rend mon coeur plus léger et mes battements plus ardent!

Le plaisir intensif de combattre ses faiblesses,

Envahit le corps d’une étroite maladresse,

Lorsque l’âme fatiguée de souffrir,

S’arrête et observe d’en haut le récif luire…

L’orgasme de la vallée où l’on crie sereinement sa joie,

Est la léthargie la plus douce qui soit!

Peu importe l’asphyxie de cet immobilisme,

Je sais qu’elle est l’amorce du perfectionnisme.

Ainsi la force s’accroît dans tout mon être!

Et la puissance de l’âme fait naître

La grandeur qui fût attirée par ma course

La plus intensive et sereine source.

 

 

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Les mots qui te parlent #3 – C : Colère

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Colère : « état affectif violent et passager, résultant du sentiment d’une agression, d’un désagrément, traduisant un vif mécontentement et accompagné de réactions brutales; accès d’irritation. »

La colère est à elle seule un mot plein de haine. Un mot sombre. La colère est un mot qui me fait peur. Il est à la fois libérateur et ensorceleur, il n’est qu’un piège. Il est hypocrite. Il nous attire en nous montrant une image de liberté, d’explosion, d’air, de sincérité et nous fait croire qu’il est la solution et qu’il est nécessaire. Mensonge. Il te prend, t’agrippe, te tranche et te tue à petit feu. Il est une maladie dont le corps a besoin pour se détacher de l’esprit qui l’oppresse. Il est, je dirais, notre « boogeyman » – il se cache en chacun de nous et se jette sur la moindre occasion qui le démange.

En 20 petites années d’existence, toute la colère que j’ai pu observer ou ressentir ne fait que détruire à petit feu les personnes qui la portent.

En effet, la colère est quelque chose de très naturel et instinctif, mais il est possible de la modérer et de la déverser sous une autre forme de décompression saine, tel que le sport, la musique ou que sais-je; tout autre défoulement profitable et sans aucune mauvaise conséquence. La colère, à l’excès, transforme les gens, les aveugle et les rend malheureux.

Elle écrase cette bestialité humaine!

Il  étouffe ce pathétique bouillonnement!

L’homme a peur du vide, la colère remplit,

Mais il ne discerne pas son inanité.

La vie est colère, il faut l’adoucir.

Elle n’est qu’un passage qui serre très fort.

Elle s’accroche.

Elle ne doit pas mener la cadence.

Elle est révolte cette libération qui emprisonne!

Elle se gonfle et te transperce, te cogne, te renverse,

Te tient tel un pantin

Tel un corps mort, les yeux haineux et le regard vide.

Cette voix véhémente qui abaisse les regards et crispe les corps,

Qui fait pleurer les apeurés.

Elle empoigne les cœurs avec une avidité de domination.

Libération! Mais après?

La vie n’offre pas de retour en arrière. Elle te prend et te jette!

Telle une vague, le coup de poing de la mer

recule pour ensuite donner l’élan à la prochaine violence.

Lorsque la planète gronde, mort s’en suit.

Tituber comme un ivrogne avec le brouillard dans la tête,

C’est comme se jeter dans le creux du volcan,

Et renoncer à la vraie révolte

Que sont les pas

Que l’on choisit de faire.

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