Les mots qui te parlent #17 – Q : Qu’en-dira-t-on

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Qu’en-dira-t-on : « Ce que peuvent dire les autres , l’opinion d’autrui sur la conduite de quelqu’un. »

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Quibole bleuh ! le vilain qu’en-dira-t-on qui brise la quintessence humaine.

♥ Il vient de tous les âges, de toutes les bouches, de tous les bouts de cœurs noircis par le temps venimeux.

La salive nauséabonde de ceux qui pratiquent le qu’en-dira-t-on contamine les faiblesses des gens alentours.

Quelle plaie ! Quel venin ! Nous devrions garder une grande part de quant-à-soi tiens !

Ô grandeur impure ! Tu salis les murs et les façades des carapaces humides et acres. Le cracha maudit que les gens portent au bout des lèvres éternellement.

Nous l’avons tous pratiqué. Nous l’avons tous subi. Il fait partie intégrante du genre humain, il fait s’assombrir les lèvres de haine et de peur, il se propage comme une traînée de poudre.

Je ne peux qu’être peinée de ce poison qu’a l’inconscience. « L’être humain est le seul animal qui parle pour ne rien dire » m’a-t-on dit une fois. Une fois de plus, tout est controverse – le pourparler, la diplomatie sont des choses honorables lorsque le but l’est également, cependant la parole diverge et devient mauvaise et futile. Inutile.

Le doux son d’une voix est une mélodie charmante, une chanson apaisante et réconfortante où l’on peut se blottir sans la vue, sans le goût, sans le toucher, sans l’odorat.

Alors pourquoi la salir, à moins d’avoir récolté les gifles du qu’en-dira-t-on.

Maladie sociale qui court bien trop vite pour un jour la décourager.

Bonne chance, force et courage aux victimes des coups dans la poitrine que provoque le syndrome – symptômes d’essoufflement, de perte de contrôle, de perte de confiance, de fatigue et d’angoisse.

Que quelqu’un intercède de façon magnanime les tortionnaires pour que leurs œillères opaques leur soient débarrassées.

  • Petite prose furtive ~ ♥

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