Les mots qui te parlent #10 – J : Je-m’en-foutisme

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Je-m’en-foutisme : « Attitude de quelqu’un qui manifeste une indifférence totale à l’égard des événements. »

Le je-m’en-foustiste, à proprement parler, est mauvais pour lui autant que pour autrui, car est aveugle et n’apprend rien de ses expériences puisqu’il ne veut rien savoir. Il fuit. Le je-m’en-foutiste, en ce qui le concerne lui, est en système d’auto-défense.

Comment considérer la vie comme un jeu lorsque les émotions et sentiments sont beaucoup trop forts? Ainsi, l’esprit doit se protéger et devient neutre. Fermer les yeux pour apaiser le cœur. Le but étant de faire abstraction de la douleurAttention, je ne dis pas que c’est une solution ou même quelque chose de bien, je parle juste d’un état d’esprit qui m’est arrivé durant mon adolescence. La souffrance est telle qu’on apprend à bloquer tout sentiment, car nous sommes incapable de gérer toute cette perte de contrôle. S’en suit la dégradation du bonheur car tout sentiment s’atténue et se bloque, ainsi nous devenons morne et vide.

Hors, j’ai appris que je m’enlevais la vie en me supprimant mes émotions.

Maintenant, je me demande si, utiliser une part de cet état à bon escient, ne serait pas bénéfique. Par exemple lorsqu’un événement douloureux ou une situation insupportable se présente, devenir je-m’en-foutiste, pourrait peut-être permettre de passer outre et d’oublier vite.

« Tout ce qui ne tue pas me rend plus fort ». C’était une connerie. (…) Au quotidien la souffrance n’endurcit pas. Elle use. Fragilise. Affaiblit. L’âme humaine n’est pas un cuir qui se tanne avec les épreuves. C’est une membrane sensible, vibrante, délicate. (…) » C’est sur ces mots de J.C  Grangé, dans Le Passager, que je me permets de me justifier; ou du moins de me faire comprendre.

Lorsque le cœur est juste, il s’attriste

Car tout autour de lui, des gens sinistres.

Des événements, des choses tristes.

La logique n’a aucun sens, ainsi

Je me perd et la douleur se lance.

Fermer les yeux juste un petit peu,

Pour fuir la folie qui menace

Les sentiments brûlant par le feu.

Bah oui.. La vie, l’amour me chassent.

La peur, la joie, l’espoir,

Tout se lie au mal et me fait souffrir.

S’il-vous-plaît, un moment de répit

Pour me remontrer comment rire.

Accepter les tourments et respirer pleinement.

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N’hésite pas à me donner ton avis sur le sujet!

Les mots qui te parlent #9 – I : Imperfection

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« Je tiens à mon imperfection comme à ma raison d’être. » – Anatole France

Tout d’abord, il me semble important de préciser que l’être humain est imperfection. Tout être vivant est imperfection et la Terre elle-même est imperfection. Comment pourrions-nous tous tenir sur une Terre parfaite? Comment pourrions-nous survivre en étant tous parfaits?

Nos imperfections font ce que nous sommes et d’un certain côté nous sommes jugés selon elles. Bien sûr, nous ne sommes pas que défauts mais aussi qualités. Ce simple mélange fait notre personnalité et c’est ce qui créer nos affinités et nos antagonismes – ce qui fait, donc, le tris dans nos relations.

Nous luttons souvent contre nos défauts en les cachant. Mais selon moi, les cacher ne fait que les accentuer ou se mentir à soi-même. Je pense que notre seul but est de les atténuer – si trop imposants ils sont – De plus, nous devons nous accepter tout entier afin d’être en harmonie avec soi-même, car seuls nous, pouvons le faire; nous nous construisons nous-même et nous nous façonnons de la manière dont nous le souhaitons. Ainsi, valorisons nos qualités et acceptons nos défauts – au cas contraire nous nous rendons malheureux puisque nous nous mentons – puisqu’ils sont beaux. Nous sommes beaux tels que nous sommes. Un défaut, une imperfection ne doit pas être une faiblesse, mais seulement une partie de nous.

Dans une société qui prône la beauté, la perfection et qui n’accepte pas le moindre faux pas, il est essentiel de savoir qu’il n’y a pas de normes ou de critères tels qu’on veut nous le faire croire. La perfection, si elle existe, est vide et n’a aucun charme, elle n’est en rien attirante. Et les personnes vous rejetant pour vos défauts ne sont pas dignes de vous et ne le serons jamais pour personne.

Sans faille, point de force!

Le temps et les mœurs

évoluent, se renforcent, se désamorcent.

L’affamé d’élévation est un être de sagesse,

Mais l’obsessionnel au parfait n’a de cesse

De se meurtrir l’esprit

De mensonges et de paraître futiles.

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« Le bonheur n’est pas dans la recherche de la perfection, mais dans la tolérance de l’imperfection « Yanice Bellik

Les mots qui te parlent #8 -H : Harcèlement

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Le harcèlement : Actes ou propos tenus à l’encontre d’une personne dans le but de la détruire psychologiquement et/ou physiquement.

Le harcèlement. Dure réalité. Beaucoup trop fréquent. Pas assez évoqué.

En famille, au travail, en milieu scolaire ou sur internet, le harcèlement moral (ou physique) est partout et sous plusieurs formes.

Le harceleur est une personne qui pourrit avant même de mourir. Ce sont des monstres et des briseurs de vie. Certains sont conscients de leurs actes, d’autres pas… Dans tous les cas, c’est quelque chose d’inacceptable et qu’il faut absolument rejeter. C’est un combat qu’il faut gagner. C’est le moment de déployer ses forces, aussi infimes qu’elles soient, pour repousser le harcèlement et punir le bourreau.

Haine, insultes, cris, rire obscène, rabaissement, maltraitance, moqueries, tous les moyens sont bons pour vous mettre plus bas que terre et vous faire perdre le goût de vivre. Le harceleur a toujours cette tendance à, en plus, vous faire culpabiliser et vous faire croire que tout est de votre faute. Bien évidemment c’est faux. Mais on n’en est pas forcément conscient lorsque l’on vit ce genre de choses.

Il faut savoir en parler dès le début aux personnes qui sauront vous aider. Il faut également montrer dès le démarrage que l’on ne se laisse pas faire. Comme chez les animaux vivant en groupe, il faut montrer qui est le plus fort et montrer que l’on est pas abattu, même si tout paraît s’écrouler autour de vous et même si cela paraît vain, il ne faut pas cesser de se battre et de repousser la pourriture. « Un samouraï doit toujours montrer qu’il est rassasié même s’il meurt de faim » disait Mineko Iwasaki, dans « Ma Vie de Geisha ». Ainsi, il faut toujours montrer que l’on est fort et que cela ne nous atteint pas et faire en sorte que cette personne soit signalée et punie pour qu’elle ne recommence pas, même si on se sent démuni et fatigué.

Il faudrait également que des campagnes et personnes aient le rôle de prévenir en masse les risques du harcèlement dans les lieux publics comme privés, et les conséquences que cela peut avoir autant sur la victime que sur le harceleur. On n’en parle vraiment pas assez et ainsi certaines personnes pensent que c’est normal, aussi aberrant soit il, et ne craignent pas les peines encourues  puisqu’elles ne les connaissent pas.

Il n’y a pas d’âge pour se faire harceler. Chaque personne est une potentielle victime, c’est pour cela qu’on ne peut pas rester dans l’ombre à se morfondre et à se laisser faire.

Putréfaction du cœur, vas donc périr loin des heureux!

Dégoût de la terre, détruis donc ton faciès affreux!

Haineux et fiévreux, comme cela s’éteindra ton honneur,

Qui plus bas que terre crèvera,  misérable horreur!

Plus fort que tout je t’écraserai sous le poids de mes mains.

L’abominable hargneux ne va jamais très loin.

Tu empestes la honte aigre et venimeuse!

Mais à la fin, sale turpide, c’est moi la plus heureuse.

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