Les mots qui te parlent #3 – C : Colère

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Colère : « état affectif violent et passager, résultant du sentiment d’une agression, d’un désagrément, traduisant un vif mécontentement et accompagné de réactions brutales; accès d’irritation. »

La colère est à elle seule un mot plein de haine. Un mot sombre. La colère est un mot qui me fait peur. Il est à la fois libérateur et ensorceleur, il n’est qu’un piège. Il est hypocrite. Il nous attire en nous montrant une image de liberté, d’explosion, d’air, de sincérité et nous fait croire qu’il est la solution et qu’il est nécessaire. Mensonge. Il te prend, t’agrippe, te tranche et te tue à petit feu. Il est une maladie dont le corps a besoin pour se détacher de l’esprit qui l’oppresse. Il est, je dirais, notre « boogeyman » – il se cache en chacun de nous et se jette sur la moindre occasion qui le démange.

En 20 petites années d’existence, toute la colère que j’ai pu observer ou ressentir ne fait que détruire à petit feu les personnes qui la portent.

En effet, la colère est quelque chose de très naturel et instinctif, mais il est possible de la modérer et de la déverser sous une autre forme de décompression saine, tel que le sport, la musique ou que sais-je; tout autre défoulement profitable et sans aucune mauvaise conséquence. La colère, à l’excès, transforme les gens, les aveugle et les rend malheureux.

Elle écrase cette bestialité humaine!

Il  étouffe ce pathétique bouillonnement!

L’homme a peur du vide, la colère remplit,

Mais il ne discerne pas son inanité.

La vie est colère, il faut l’adoucir.

Elle n’est qu’un passage qui serre très fort.

Elle s’accroche.

Elle ne doit pas mener la cadence.

Elle est révolte cette libération qui emprisonne!

Elle se gonfle et te transperce, te cogne, te renverse,

Te tient tel un pantin

Tel un corps mort, les yeux haineux et le regard vide.

Cette voix véhémente qui abaisse les regards et crispe les corps,

Qui fait pleurer les apeurés.

Elle empoigne les cœurs avec une avidité de domination.

Libération! Mais après?

La vie n’offre pas de retour en arrière. Elle te prend et te jette!

Telle une vague, le coup de poing de la mer

recule pour ensuite donner l’élan à la prochaine violence.

Lorsque la planète gronde, mort s’en suit.

Tituber comme un ivrogne avec le brouillard dans la tête,

C’est comme se jeter dans le creux du volcan,

Et renoncer à la vraie révolte

Que sont les pas

Que l’on choisit de faire.

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Je t'écoute petit lapin ! :) ♥

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